Basile Bernard Reflexions, baratin et autres conneries sans consequences (enfin pas toujours…)

10nov/093

Journée intéressante pour les médias polynésiens

En marge de la rencontre de Gaston Flosse avec les juges et de son incarcération qui a suivi, il est très intéressant de constater que :

  • Les premiers articles concernant l'incarcération de l'ancien président de la Polynésie française sont sortis sur les sites des quotidiens nationaux, principalement sur la base d'une dépêche AFP rédigée par... Tahiti Presse (ou à tout le moins un de ses membres) [edit]les correspondants AFP sont Eric Monod et Mike Leyral[/edit]
  • une heure plus tard environ, un article sur le site tahitipresse.pf, autrement appelée Agence Tahitienne de Presse
  • encore une heure plus tard, La Dépêche de Tahiti publie sa version des faits

Le fait que la Dépêche publie en fin de journée un article prévu pour leur édition (papier et payante) du lendemain est très remarquable.

En effet, La Dépêche de Tahiti est un  journal du groupe Hersant, groupe de presse en situation de quasi monopole à Tahiti. Cette situation de monopole a fait choisir à ce groupe de ne publier ses journaux sur internet que depuis très peu de temps (moins de 2 ans, il me semble)

De plus, les articles de l'édition du jour sont publiés sur Internet à partir de la mi-journée, probablement pour ne pas rater des ventes. (Une indiscrétion m'a fait savoir que 90% des ventes de quotidien du groupe se faisait avant 9h)

Ainsi, exceptionnellement, l'article sur Gaston Flosse et son incarcération a été publié rapidement et avant la sortie de la version papier (payante) et malgré tout plus d'une heure après l'article de l'ATP.

Ce qui est également intéressant de constater sont les réactions sur Internet.

(Rappel, sur le site de l'ATP, les commentaires ne sont pas contrôlés à priori, mais il faut être identifié grâce à un compte. Au contraire, sur le site de la Dépêche, on peut publier "anonymement", mais tous les commentaires passent au crible avant diffusion)

A l'heure ou j'écris ces lignes, il y a 17 commentaires sur le site de l'ATP qui n'en comporte quasiment jamais, contre 25 sur le site de la Dépêche qui est beaucoup plus habitué à ces ordres de grandeurs.

Ce classement Alexarank est un outil très utilisé par les deux sites pour "se tirer la bourre" et il est probable que l'idée de "louper le buzz" ait convaincu La Dépêche de franchir le cap de l'actu en temps réel.

En effet, depuis ce matin, les articles tombent au fur et à mesure, et l'on pourrait espérer que cela se maintienne dans le futur.

Malgré tout, le classement des articles par Google Actu n'est pas très favorable à nos quotidiens (papier ou en ligne) si l'on en juge par les articles mis en avant à propos de l'incarcération de Gaston Flosse

Cependant, l'autre quotidien du groupe, Les Nouvelles, continue ce jour d'afficher une Une morne Flosse, Le Borgne, le juge et Nuutania datée d'hier alors que la planète Internet sait depuis hier soir ce qu'il a résulté de cet entretien.

Rien n'est plus sur, donc, et le fait que la régie pub du groupe Hersant "mette le paquet" sur les pubs en ligne n'y est surement pas pour rien non plus. Il m'a d'ailleurs été rapporté qu'il n'est pas possible d'annoncer via Google Adwords lorsqu'on est ostensiblement un annonceur local. En effet, le coût au clic de Google étant bien plus intéressant que les tarifs forfaitaires des bannières, plusieurs annonceurs ont tenté de faire afficher leurs pubs sur les sites du groupe Hersant via Google Adwords et ont vu leurs pubs bannies des espaces d'affichage de ces sites pour des raisons évidentes de meilleurs revenus pour le groupe Hersant !

La presse en ligne de Tahiti promet des rebondissements dans les mois à venir !

22oct/091

Mea Culpa, j’ai parlé trop vite et sans savoir

J'ai écrit il y a un mois et demi ce post :  http://www.basilebernard.com/2009/09/nos-deputes-tahitiens-les-cancres-de-lhemicycle/

J'ai eu une conversation au sujet de ce post aujourd'hui avec un proche collaborateur du député maire de Papeete Michel Buillard qui m'a éclairé sur les points suivants :

  • Il m'a expliqué que seuls 5% des textes votés à l'assemblée française étaient applicables en Polynésie, eu égard à l'étendue impressionnante des nouvelles compétences territoriales depuis le statut de 2004 (foncier, travail, etc...)
    Ce qui explique le peu d'intérêt des députés pour la présence à l'hémicycle, puisque traitant de sujet qui ne concernent pas la Polynésie.
  • Il m'a également confié que l'assemblée n'était finalement qu'une chambre d'enregistrement de décisions prises dans les ministères et notamment (en ce qui nous concerne) au secrétariat à l'outre mer.
    ET qu'ainsi, le travail de Michel Buillard consistait bien plus à du lobbying d'alcove qu'à de la présence somme toute stérile à l'assemblée.

Et qu'à ce titre, il (le collaborateur) trouvait particulièrement malvenu mon article "à charge" contre les deux députés polynésiens sachant ces éléments.

N'étant pas du genre "vaniteux qui s'enfonce" je reconnais volontiers que si j'avais eu connaissance de ces éléments, je n'aurais surement pas eu la faiblesse de faire ce bon mot au titre racoleur, j'en conviens publiquement.

Cela dit, en relisant le post en question, même s'il est loin d'être du plus beau style, je ne fais qu'énoncer des faits constatables sur d'autres sources, sans juger du résultat de l'action du député. ( Je signale même qu'une assiduité équivalente ne m'a pas empéché de réussir mes examens avec succès ! Me comparer avec le député ne peut pas signifier que je lui voue un si grand mépris... :D  )

Enfin, le fait que j'ai collaboré à l'époque à la réalisation du site de la Mairie de Papeete (site décoré par les trophées de la communication en 2003) et que je puisse tenir ces propos a semblé choquer mon interlocuteur.

Au risque de passer pour un Hussard, je crois que la libre expression des personnes passe avant une éventuelle subordination financière (temporaire et passée) , n'étant pas tenu au devoir de réserve comme dans certaines professions.

Quoiqu'il en soit, je le redis, à la lumière des éléments dont je dispose aujourd'hui, je n'aurais pas du publier ce billet

20oct/093

Projet te Autaeaeraa, pauvre solidarité…

La presse fait cette semaine ses choux gras de la future probable faillite de la CPS (lire ici : Risque de faillite de la CPS dans deux ans… et sur Tahiti Presse )
La plupart des articles semblent accuser à demi-mot le projet Te Autaeaera'a qui, depuis sa mise en place, génèrerait hypothétiquement un déficit croissant.
Les gens avec qui j'aborde ce sujet semble ignorer beaucoup de choses à propos de ce projet, et il me semble important de vous livrer mes souvenirs (et j'ai généralement une bonne mémoire) sur la question :

Rappel des épisodes précédents :

  • En 2005-2006, Christian Vernaudon propose un projet baptisé Te Autaeaera'a destiné (pour simplifier) à soulager la pression fiscale sur les bas salaires en reportant l'effort de cotisation sur les salaires plus importants.
  • Techniquement, il s'agit de baisser les points de cotisations salariales et patronales en augmentant la CST.
  • Les taux sont définis à partir de la masse salariale territoriale pour un résultat nul, la hausse de CST compensant la baisse de cotisation.
  • Lors de ses nombreuses présentations du projet, Christian Vernaudon prend son propre exemple en expliquant que "sur [son] salaire de 1,5M XFP, cela représente une baisse d'un peu moins de 100 000 XPF" ce qui montre bien l'intention du projet (et sa dénomination) la solidarité.

Sur ce, le projet faisant son chemin, le syndicaliste Ronald Terorotua décide qu'il est inadmissible d'augmenter la CST (Contribution SOCIALE Territoriale) pour financer le projet. S'en est suivi un des plus gros blocages de la ville, jusqu'à la signature d'un protocole d'accord qui suspend l'utilisation de la CST comme moyen de financement du projet.  (voir ici : http://terimanoteea.centerblog.net/52654-Signature)

En clair, augmenter les bas salaires, oui, mais pas en ponctionnant les hauts salaires. Et Ronald fait "parler la rue" à la tête d'un cortège de smicard qui ne sont pas du tout concernés par la CST, puisqu'elle ne s'applique pas à ces niveaux de salaire.
Difficile dans ces conditions de ne pas soupçonner Ronald d'avoir des intérêts divergents de la base du syndicat qui l'emploi. Difficile de ne pas s'interroger sur la motivation de ces smicards puisque leur combat (faire abandonner le financement de Te Autaeaera'a par l'augmentation de la CST) n'aurait eu aucun impact sur leur rémunération. Difficile aussi d'avaler qu'un projet qui avait la noblesse et les valeurs du partage puisse être foulé au pied par des nantis qui instrumentalisent des troupeaux de Smicard pour éviter de mettre la main à la poche au profit... de ces mêmes Smicards !

Je gagne correctement ma vie, et j'aurais aimé voir ces points de CST prélevés sur mon salaire plutôt que d'assister aujourd'hui à une situation prévisible de "probable future faillite de la CPS"...

PS : J'ai historiquement été employé à Air Tahiti, et il existait donc un lien de subordination entre Mr Vernaudon et moi-même, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Cette précision évitera peut-être au lecteur de me prêter une allégeance ou une volonté qui n'est pas la mienne, quelque soit le respect que je porte à Mr Vernaudon.

17oct/090

L’impact d’un « simple film » sur notre économie

Regardez plutôt la relation entre le succès du film couples retreat au box office et le nombre de requètes "bora bora resort" aux US sur les 30 derniers jours !
alexa rank pour coupleretreatmovie

requet bora bora resort

1oct/090

Pascale, Christine, le scanner et l’informatique pour les gros mauvais…

Lu ( en rigolant) sur tahititoday.com

" Pour avoir des fonds afin de faire tourner radio maohi, Pascale, très bonne cuisinière, tapait ses menus de la semaine et préparait ce "maa" qu'on vendait dans les services territoriaux, les entreprises, un peu partout à 1000 Frs.  Elle arrivait à faire 500.000 Frs par mois ce qui nous aidait à alléger les charges de radio maohi  Mais vous savez chez nous on travaille tard. Le scanner de son ordinateur avait un problème, elle a réveillé Mate vers 23h. pour lui dire de lui envoyer l'informaticien du Tahoeraa dès le lendemain matin pour le réparer car elle distribue ses menus de la semaine pour les commandes. Comment pouvait elle savoir qu'il y aurait une perquisition ? Or le malheureux, le matin en travaillant  dessus a fait une fausse manoeuvre et tous ses menus ont été effacés. Voilà pourquoi elle se retrouve en prison aujourd'hui. Voilà ce qu'ils vont trouver sur le disque dur. Voilà ce qu'ils ont du trouver déja. Mais comme ce n'est pas ce qu'ils espéraient, figurez-vous qu'ils vont envoyer tout ce matériel à Paris pour le faire décortiquer par des experts aux frais des contribuables, ceux d'ici n'étant pas assez forts sans doute. Ils vont faire comme pour le DVD de Villepin dont le décryptage a coûté I0 millions aux Français pour découvrir qu'il s'agissait d'un roman historique et là ce sera des recettes de cuisine !"

hé, Christine, tu nous prends pour des cons ?
Elle tapait ses menus et ensuite elle les scannait ?
Et entre les deux j'imagine qu'elle les imprime, c'est ça?
Effectivement, être calée comme ça en informatique, ça mérite un formatage bas niveau sur ton disque dur, Christine, appelle l'informaticien du Tahoeraa!!!

14sept/091

Hortefeux, haro sur le web

Petit retour sur l'histoire de Hortefeux
La semaine dernière, il dit à son entourage à propos d'un sympathisant UMP d'origine maghrébine qui discute avec lui, en présence de caméras et de ce sympathisant : "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" (voir vidéo ci-dessous)

Dans la conversation qui avait commencé sur le thème "méfions nous des auvergnats", on peut comprendre que dans le cadre de l'université d'été de l'UMP, ce cher Brice se soit cru "à la maison", entre gens de bonne compagnie, "entre soi". En résulte une blague d'un goût douteux, qui serait quelconque si elle était faite par Roger, le délégué syndical à coté de la machine à café, mais voila, Hortefeux, c'est un ministre.

L'incident, en soi, on s'en fout un peu, c'est la suite qui est marrante. Evidemment, la vidéo diffusée sur les réseaux de partage vidéo à vite fait le tour de la toile, et on assiste maintenant à un ballet d'imbéciles qui nous expliquent qu'Internet est la zone de lynchage permanent de tout un chacun...
Evidemment, on suggère qu'Internet, tel un relais monstrueux aux paparazzi, diffuse des informations non vérifiées, non validées par des rédactions "dont c'est le métier"...
Bref, une droite qui a des relents de Giscard à vouloir museler la presse en la brossant dans le sens du poil ( Copé disait ce matin à France 2 "ceux qui font votre métier, ceux qui sont preneur de son, cameraman, reporter... qui font des vrais reportages... Là, on a été sur autre chose" )
Cette droite qui pense aussi qu'Internet est le terrain de jeux des pirates, ados en manque de reconnaissance etc... Ce qui fait mal, c'est quand le journaliste de Public Senat, chaîne de télé câblée, qui a pris les images officiellement explique que monsieur le ministre "était parfaitement conscient qu'il était filmé"

Ce qui renvoie à une saillie récente du-dit ministre sur les caméras de surveillance qui font débat en France : "si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez pas à avoir peur d'être filmé".

Bref, lorsque le même gouvernement s'attaque d'autre part sur le front de la répression du piratage sur Internet, ça donne envie de leur dire de balayer devant leur porte... D'un autre coté, avoir un ministre de l'intérieur qui tient des propos comme ça sur une population intégrée depuis plus de deux générations, ça fait peur pour les sans papiers !
(même pour rire, si je dis que les tahitiens, il vaut mieux en avoir un seul par équipe de travail, sinon c'est la glande organisée, vous croyez que ça passerait à l'aise ? Je crois pas, non, en plus de ne pas être ce que je pense)

Le plus triste dans cette histoire est bien que l'on essaye maintenant de discréditer Internet comme canal d'information, alors que la vidéo diffusée est montrée telle quelle avec tout ce qui précède, et on peut difficilement prétendre que la discussion était sortie de son contexte !

D'une manière plus générale, la suspiscion des générations non digital native à l'égard d'internet laisse réveur... (à lire aussi ici http://www.numerama.com/magazine/13909-attentats-du-11-septembre-un-pretexte-pour-discrediter-internet.html)

9mai/090

Billabong Pro Teahupoo First Day Round 1 – Guerreiros de Teahupoo 2009 [edit]

 

Hoje foi o primeiro dia da competição Billabong Tahiti Pro em Teahupoo. Pra resumir, o portugues-alemão Marlon Lipke, e o taitiano Heiarii Williams, a wildcart da competição, gagnam as primeras series. Unfelizmente Bruno Santos e Jihad Korhd foram eliminados. Fica no TahitiSurfTravel canal pra mais noticias ao vivo de Teahupoo!

7mai/090

Revue de presse

 

Des millions d'internautes suivent la Billabong Pro en direct (sur tahiti presse)

Rien qu'en Australie ce sont 23 millions d'internautes qui ont suivi pendant les quinze jours de compétition les exploits des surfeurs en 2008. En plus de l'équipe de la fédération tahitienne de surf, qui a assuré le tournage des trials cette année, il y a une équipe d'une centaine de personnes de chez Billabong qui se déplace chaque année.

(pour ceux que l'évolution de ces chiffres intéresse, vous pouvez lire l'historique ici  )

à noter la belle initiative de mana :

Dans le cadre d'une action promotionnelle, Mana permet à toutes personnes ayant un appareil avec connection wifi ou 3G de suivre gratuitement la compétition à partir de l'une de ses bornes Mana Spot pour apprécier la compétition comme si elles y étaient. Sans abonnement, ce service est, pour les autres utilisations, accessible par le biais de cartes à gra tter, prépayées, distribuées par un réseau de ponts de vente agréé.

Surf: Heiraii Williams s'invite chez les pros (sur tahiti presse)

En demi finale, Heiarii Williams seul représentant tahitien encore en lice, se montre plus tactique et sort Kalani Chapman, alors que dans l'autre opposition Mark Healy bat Reef Mc Intosh. En finale, Heiarii Williams bat le Hawaïen Mark Healy avec une vague notée 9 points qui lui donne un score final de 11.90 points.

Heiarii Williams honore les couleurs Tahitiennes (sur surfteahupoo.com)

Retrouvez tous les résultats de l'étape chez Maiko, ainsi que ses superbes photos !

Surf : cinq séries sans trembler (sur ladepeche.pf)

Un petit article de rien du tout dans la dépèche... (un peu moins que pour la miss dépèche du mois...)

Le vainqueur du jour a démontré tout son talent au fil de la journée, en exploitant au mieux chacune de ses vagues, en shootant en switch pour impressionner et se détendre, en trouvant des vagues dans des séries où il n’y en avait pas, en gérant très tactiquement une série difficile, et enfin en surprenant tout le monde par sa capacité à rester debout dans des tubes en forme d’apocalypse. Sur son chemin, il aura éliminé des pointures comme Kamalei Alexander, Damien Wills, Vetea David, Kalani Chapman pourtant très solide toute la journée, avant de triompher en finale face à Mark Healy.

Retrouvez dans l'Equipe le programme des séries du main event

Quelques interviews interessantes en anglais sont dispo sur le site surf2surf.com

 

7mai/090

Heiarii Williams, c’est toi le boss

Belle revanche sur Billabong, Heiarii !
Bravo encore, et gagne le main event !!

7mai/090

Guerreiros de Teahupo’o – Air Tahiti Nui Von Zipper Trials final heats video