Basile Bernard Reflexions, baratin et autres conneries sans consequences (enfin pas toujours…)

14avr/100

Migration de Tahiti Surf Report

Hello, comme certains ont déjà du s'en rendre compte, Tahiti Surf Report vit ses derniers instants au profit du Board Riders Report, la météo du surf et des vagues à Tahiti et dans le monde

Vous constaterez que toute l'algorithmique a été revue et que les prévisions sont bien plus fiables. Vos commentaires sont les bienvenus, tout ne marche pas encore mais, c'est fichu pour marcher sur le web, sur iphone, et via une appli facebook/twitter.

Dans peu de temps les sms seront de nouveau fonctionnels, pour votre plus grand plaisir...

28mar/100

La taxe carbone aura-t-elle raison de l’économie polynésienne… ?

Suite à une discussion lors d'une soirée et à propos de la taxe carbone qui va bien finir par voir le jour en France/Europe, ça m'a rappelé ce billet que j'ai relu et qui est plus que jamais d'actualité, 3 ans plus tard...

Ca s'appelait "Grenelle m'a tuer" et c'est par ici...

16mar/100

Réserves Surf

Article Tahiti Presse à lire :

La liste est prête et une plage emblématique australienne, qui sera révélée avant la fin de l’année, figurera aux côtés de Waikiki à Hawaï et de Malibu en Californie. Cette nouvelle liste reconnaît les plages de surf de qualité exceptionnelle dans le monde.

http://www.tahitipresse.pf/2010/03/premiere-creation-de-reserves-de-surf-a-travers-le-monde/

une autre lecture intéressante pour compléter le sujet : http://surfeconomics.blogspot.com

A votre avis, à Tahiti, quel spot mérite le statut de réserve ? (moi je dis l'embouchure, on éviterait peut-être ce genre de choses)

16mar/102

[edit] TNS Rangiroa Pro Junior

Hello,

Bon, c'est peut-être juste moi, mais j'ai l'impression que http://www.rangiroaprojunior.com est en train de passer complétement inaperçu.

J'en ai entendu parler par hasard par Maiko, et le site a l'air d'être lancé (Event status : On)

Pas de webcast, mais je sais par un copain que http://www.compagniepolair.com a fait trois aller-retour pour emmener des surfeurs la-bas... J'ai du mal à comprendre, avec tous ces sponsors, comment on utilise pas plus l'image du surf pour relayer le message... bref. Ca me rappelle The Mission, où j'ai découvert en regardant le dévédé qu'ils étaient venus à Tahiti.

[edit]En plus, je vois que des sponsors locaux, mais tout est en anglais, pas de version française.

A l'issue du Day #1, en tout et pour tout, 9 photos, pas une vidéo, pas de live webcast, ça fait un peu light, pour un évenement ou on fait venir de manière confidentielle une trentaine de surfeurs internationaux dans lequel se trouve à coup sur un futur champion du monde, non?

Et puis quand on parle de Tamaroa McComb, entre parenthèse, on voit qu'il vient de (Qld). Huahine appréciera...

[/edit]

11fév/101

Digicel pourra-t-il fournir de l’accès à Internet ? et Viti du téléphone ?

Une question me taraude.

Je crois savoir que Mana est une société commerciale de revente de service pour le compte de l'OPT et qu'à ce titre, c'est la licence que paye l'OPT qui est "revendue" via Mana. Il me semble (mais je me trompe peut etre) que c'est la même chose pour Vini, ce qui voudrait dire que c'est l'OPT qui paye les 660 MXPF pour Mana et les 1,5 MMXPF (si mes souvenirs sont bons) pour Vini.

Dans ce cas (et ça demande vérification, chers lecteurs éclairés, corrigez-moi) Vini peut vendre de la 3G grâce à sa "délégation" (je sais pas comment appeler ça) de l'OPT qui paye d'autre part la licence "web"

Quid du cas de Digicel ? Pourront ils fournir de l'accès à Internet avec la seule licence "mobile" ?

D'autre part, la ManaBox qui se fait attendre devra proposer tot ou tard une option téléphone. Grace à la licence d'opérateur de l'OPT.

Mais quid de Viti avec sa seule licence "web" ? Est ce que Viti pourra fournir des connexions télécom grâce à des dispositifs type triple-play/box ?

Que de questions... Je tente de me renseigner pour vous, et j'y reviens !

11fév/100

Viti sera bien fournisseur d’accès à Internet

Le Scoop de Serge Massau était bien réel, Teva Rohfritsch l'a confirmé cet après midi en annonçant l'attribution de la licence à Viti. Une page Facebook est déjà consacrée à cette société, il y a fort à parier qu'elle fera de nombreux "fans" dans les jours qui viennent, à l'heure ou les interférences solaires refont parler d'elles !

http://www.facebook.com/pages/ViTi/488939365191?ref=ts

Tahiti presse : http://www.tahitipresse.pf/2010/02/ouverture-du-marche-polynesien-a-deux-nouveaux-operateurs-de-telecoms/

11déc/090

Facebook vient de se re-révolutionner (et approche les plates-bandes de Twitter)

Etant utilisateur de Twitter, on me demande souvent pourquoi je twitte, et quelle est la différence fondamentale avec facebook.

L'explication que je donne la plupart du temps (et qui laisse l'auditoire assez perplexe, dans beaucoup de cas) vient de devenir obsolète, mais lisez pluto (wouf !)

  1. Historiquement, Facebook était un réseau privé, basé sur l'acceptation réciproque de devenir "ami".
  2. Par essence "symétrique", ce réseau permettait donc des relations bilatérales.
  3. Et quelqu'un agacé par mon activité sur facebook pouvait donc unilatéralement me rayer de ses amis (Kaka, si tu nous regardes... :D )

A coté de ça, Twitter fonctionnait (et fonctionne toujours) sur un modèle radicalement différent.

  1. Lorsque l'on modifie son statut, ce statut et son historique est public, c'est à dire que n'importe qui peut lire la dernière ânerie qu'on a publiée sur son compte Twitter.
  2. L'on peut choisir de s'abonner aux mises à jour de statut de n'importe qui, sans autorisation préalable.
  3. Par essence "asymétrique" Twitter permet des relations unilatérales.

C'est à dire que les gens que je suis sur Twitter peuvent ne pas être ce qui me suivent sur Twitter (et inversement, mais ça, vous l'aviez compris ! ;D)

La principale conséquence dans le monde d'internet passe par l'indexation. En effet qui dit" unilatérale sans autorisation préalable" dit "contenu indexable" et donc "trouvable sur google".

Cela permet à n'importe qui de voir qui parle de "Sony" ou de "Apple" sur Twitter sans même disposer d'un compte Twitter. Alors qu'il est quasi impossible de consulter des contenus personnels sur Facebook sans être l'ami (ou l'ami d'un ami) de la personne que l'on "suis".

Tout le monde se souvient de sa première connexion sur Facebook, aux allures de porte de discothèque où il faut s'identifier sinon "tu rentres pas". Twitter est tout l'inverse. Ou plutôt était.

Car depuis hier, Facebook propose à ses membres d'assouplir ses règles de confidentialité en permettant de rendre publiques les mises à jours de statuts, les photos, et généralement tout le contenu Facebook. L'objectif de Facebook est bien évidement de venir titiller Twitter sur le terrain du lifestream public pour permettre au monde professionnel de pouvoir utiliser le réseau Facebook pour sa veille, ce qui n'est l'apanage que de Twitter pour le moment.

Les virages de l'extension de la confidentialité aux amis des amis, puis aux pages Fan (bien plus puissantes que les groupes ou les comptes perso) présageaient l'avenir, et Facebook est désormais clairement dans l'axe de Twitter, au moins pour ce coté "flux public".

A suivre !

10nov/093

Journée intéressante pour les médias polynésiens

En marge de la rencontre de Gaston Flosse avec les juges et de son incarcération qui a suivi, il est très intéressant de constater que :

  • Les premiers articles concernant l'incarcération de l'ancien président de la Polynésie française sont sortis sur les sites des quotidiens nationaux, principalement sur la base d'une dépêche AFP rédigée par... Tahiti Presse (ou à tout le moins un de ses membres) [edit]les correspondants AFP sont Eric Monod et Mike Leyral[/edit]
  • une heure plus tard environ, un article sur le site tahitipresse.pf, autrement appelée Agence Tahitienne de Presse
  • encore une heure plus tard, La Dépêche de Tahiti publie sa version des faits

Le fait que la Dépêche publie en fin de journée un article prévu pour leur édition (papier et payante) du lendemain est très remarquable.

En effet, La Dépêche de Tahiti est un  journal du groupe Hersant, groupe de presse en situation de quasi monopole à Tahiti. Cette situation de monopole a fait choisir à ce groupe de ne publier ses journaux sur internet que depuis très peu de temps (moins de 2 ans, il me semble)

De plus, les articles de l'édition du jour sont publiés sur Internet à partir de la mi-journée, probablement pour ne pas rater des ventes. (Une indiscrétion m'a fait savoir que 90% des ventes de quotidien du groupe se faisait avant 9h)

Ainsi, exceptionnellement, l'article sur Gaston Flosse et son incarcération a été publié rapidement et avant la sortie de la version papier (payante) et malgré tout plus d'une heure après l'article de l'ATP.

Ce qui est également intéressant de constater sont les réactions sur Internet.

(Rappel, sur le site de l'ATP, les commentaires ne sont pas contrôlés à priori, mais il faut être identifié grâce à un compte. Au contraire, sur le site de la Dépêche, on peut publier "anonymement", mais tous les commentaires passent au crible avant diffusion)

A l'heure ou j'écris ces lignes, il y a 17 commentaires sur le site de l'ATP qui n'en comporte quasiment jamais, contre 25 sur le site de la Dépêche qui est beaucoup plus habitué à ces ordres de grandeurs.

Ce classement Alexarank est un outil très utilisé par les deux sites pour "se tirer la bourre" et il est probable que l'idée de "louper le buzz" ait convaincu La Dépêche de franchir le cap de l'actu en temps réel.

En effet, depuis ce matin, les articles tombent au fur et à mesure, et l'on pourrait espérer que cela se maintienne dans le futur.

Malgré tout, le classement des articles par Google Actu n'est pas très favorable à nos quotidiens (papier ou en ligne) si l'on en juge par les articles mis en avant à propos de l'incarcération de Gaston Flosse

Cependant, l'autre quotidien du groupe, Les Nouvelles, continue ce jour d'afficher une Une morne Flosse, Le Borgne, le juge et Nuutania datée d'hier alors que la planète Internet sait depuis hier soir ce qu'il a résulté de cet entretien.

Rien n'est plus sur, donc, et le fait que la régie pub du groupe Hersant "mette le paquet" sur les pubs en ligne n'y est surement pas pour rien non plus. Il m'a d'ailleurs été rapporté qu'il n'est pas possible d'annoncer via Google Adwords lorsqu'on est ostensiblement un annonceur local. En effet, le coût au clic de Google étant bien plus intéressant que les tarifs forfaitaires des bannières, plusieurs annonceurs ont tenté de faire afficher leurs pubs sur les sites du groupe Hersant via Google Adwords et ont vu leurs pubs bannies des espaces d'affichage de ces sites pour des raisons évidentes de meilleurs revenus pour le groupe Hersant !

La presse en ligne de Tahiti promet des rebondissements dans les mois à venir !

3nov/092

Tahiti et l’abus de position dominante…

L'actualité de l'enseigne Carrefour m'interpelle. Carrefour a été condamné pour abus de position dominante en Indonésie hier.

Pour comprendre ce qu'est l'abus de position dominante, je vous invite à une saine lecture sur wikipedia (n'en déplaise à l'amant de ma femme...), en substance :

L'abus de position dominante est une infraction prévue par le droit de la concurrence pour sanctionner une entreprise, en situation de domination à cause de son pouvoir de marché, qui profite de sa position pour s'émanciper des conditions que devrait lui imposer le marché.

Par exemple, un boulanger des Alpes seul dans sa vallée qui pratiquerait des tarifs outranciers au seul motif que "si t'es pas content t'as qu'à aller ailleurs, je suis le seul boulanger à des km à la ronde" devrait justifier, pour ne pas tomber sous le coup de cette loi, de tarifs d'acheminement de farine plus important que dans la plaine, d'une electricité plus chère, ou que-sais-je, pour expliquer ses tarifs supérieurs à la normale.

Cette sanction peut être faite par un juge, ou une autorité de concurrence (l'institut de la consommation est-il une autorité de concurrence en Pf ? ou la DGCCRF ?)

Cette infraction (ou son existence supposée, à vous de choisir) m'a toujours laissé rêveur, notamment dans les cas suivants

  • dans les stations services de France, ou une bouteille de coca atteignait presque le prix du champagne, jusqu'à l'arrivée des stations Leclerc qui a bien prouvé qu'on pouvait pratiquer les mêmes tarifs qu'ailleurs, et que les stations pratiquaient jusqu'alors des tarifs élevés injustifiables,
  • dans les stations de sport d'hiver, pour des raisons semblables,
  • et plus proche de nos latitudes dans les grandes surfaces chaque jour plus nombreuses appartenant au groupe Wan

A priori, pour qu'une instruction ait lieu, mes très faibles connaissances de l'arcane judiciaire me laisse imaginer qu'il faudrait qu'un citoyen lambda (qui est un consommateur, et qui en conséquence ait intérêt pour agir...) porte plaine pour qu'il y ait une chance de procédure... Yves Conroy, peut-être ?

Qu'en pensez vous ? Y a t'il un juriste dans la salle qui pourrait compléter/corriger ce que je raconte/fantasme ?

20oct/093

Projet te Autaeaeraa, pauvre solidarité…

La presse fait cette semaine ses choux gras de la future probable faillite de la CPS (lire ici : Risque de faillite de la CPS dans deux ans… et sur Tahiti Presse )
La plupart des articles semblent accuser à demi-mot le projet Te Autaeaera'a qui, depuis sa mise en place, génèrerait hypothétiquement un déficit croissant.
Les gens avec qui j'aborde ce sujet semble ignorer beaucoup de choses à propos de ce projet, et il me semble important de vous livrer mes souvenirs (et j'ai généralement une bonne mémoire) sur la question :

Rappel des épisodes précédents :

  • En 2005-2006, Christian Vernaudon propose un projet baptisé Te Autaeaera'a destiné (pour simplifier) à soulager la pression fiscale sur les bas salaires en reportant l'effort de cotisation sur les salaires plus importants.
  • Techniquement, il s'agit de baisser les points de cotisations salariales et patronales en augmentant la CST.
  • Les taux sont définis à partir de la masse salariale territoriale pour un résultat nul, la hausse de CST compensant la baisse de cotisation.
  • Lors de ses nombreuses présentations du projet, Christian Vernaudon prend son propre exemple en expliquant que "sur [son] salaire de 1,5M XFP, cela représente une baisse d'un peu moins de 100 000 XPF" ce qui montre bien l'intention du projet (et sa dénomination) la solidarité.

Sur ce, le projet faisant son chemin, le syndicaliste Ronald Terorotua décide qu'il est inadmissible d'augmenter la CST (Contribution SOCIALE Territoriale) pour financer le projet. S'en est suivi un des plus gros blocages de la ville, jusqu'à la signature d'un protocole d'accord qui suspend l'utilisation de la CST comme moyen de financement du projet.  (voir ici : http://terimanoteea.centerblog.net/52654-Signature)

En clair, augmenter les bas salaires, oui, mais pas en ponctionnant les hauts salaires. Et Ronald fait "parler la rue" à la tête d'un cortège de smicard qui ne sont pas du tout concernés par la CST, puisqu'elle ne s'applique pas à ces niveaux de salaire.
Difficile dans ces conditions de ne pas soupçonner Ronald d'avoir des intérêts divergents de la base du syndicat qui l'emploi. Difficile de ne pas s'interroger sur la motivation de ces smicards puisque leur combat (faire abandonner le financement de Te Autaeaera'a par l'augmentation de la CST) n'aurait eu aucun impact sur leur rémunération. Difficile aussi d'avaler qu'un projet qui avait la noblesse et les valeurs du partage puisse être foulé au pied par des nantis qui instrumentalisent des troupeaux de Smicard pour éviter de mettre la main à la poche au profit... de ces mêmes Smicards !

Je gagne correctement ma vie, et j'aurais aimé voir ces points de CST prélevés sur mon salaire plutôt que d'assister aujourd'hui à une situation prévisible de "probable future faillite de la CPS"...

PS : J'ai historiquement été employé à Air Tahiti, et il existait donc un lien de subordination entre Mr Vernaudon et moi-même, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Cette précision évitera peut-être au lecteur de me prêter une allégeance ou une volonté qui n'est pas la mienne, quelque soit le respect que je porte à Mr Vernaudon.