Sunedac
L'écrin parfait, le palais de Velours, le ravissement des sens,
L'exquise compagnie et son charmant badinage,
L'apprêt éblouissant, l'orgueil sublime et l'heureuse disposition,
L'astuce d'un calendrier railleur ne déplaisent au destin,
Et commandent aux coeurs conquis
De provoquer les possibles pour la promesse d'un baiser.
Une voix
La sirène me visitait en songes, ondulant sur le zephyr dans l'azur électrique,
Farouche et distante, s'enivrant des jeux d'ombre, jouant avec ses reflets,
Elle échappait aux prises en promettant mille parfums.
Se jouant du sort et trompant la fortune, la voix,
La voix et ses reliefs, son mystère et son vecteur,
Donna corps à l'ange, mieux que les sept et parfaites trompettes.
Suspension
Intrus d'un jour dans la Sainte Famille, j'errais sans offrande sur le fleuve noir,
Les boucles blondes de l'éblouissant Charon jaillirent de sa coiffe,
Et le passeur me guida sur l'épais Achéron en se jouant des courants.
Sans jamais se laisser atteindre, familière des Enfers et singeant volontiers l'intemporel pas de deux,
Elle flatta les vanités des plus exquises manières et renvoya enfin cet autre Orphée,
Sans arme et sans haine, aux chemins en friche de sa conscience.
La cinquième gemme
Un savoureux hasard voulut qu'aux heures obscures d'une nuit romaine,
Le plus beau des fruits d'Orient m'accorda ses faveurs.
Lorsque le verbe se tut enfin, le scintillement des chandelles révéla la déesse
Que mille charmes recouvraient de voiles magnifiques.
L'étreinte magique et le sommeil léger, troublé parfois par quelques sursauts,
La douce pluie fine sur nos corps confinait à la perfection.
Sibiu
Entre l'austère et anguleuse cité d'Autriche et les collines bleues dominant le pays de la montagne noire,
L'orgueil des hommes avait marqué de son sceau les ruines des idéaux déchus.
Cette citadelle arrêta la course du temps pour la plus sombre des nuits,
La douceur étoilée berçant le sommeil des princes.
Elle imposait son empire parée d'or et d'hermine,
L'airain brulant de son buste irradiait sa ferveur.
Cédant tendrement à mes assauts dans une supplique sourde,
Et l'étreinte exquise, et la communion de l'enveloppe et du vaisseau,
Les dernieres lueurs disparurent dans un souffle et l'obscurité fit place à l'éternité.
Un jour
Un jour,
Au dela du relief et de l'onde,
Quand la douleur sourde du vaisseau se sera tue,
Et que l'azur infini aveuglera l'iris d'or,
Alors le souffle divin retrouvera le chemin vers la pierre.
Un jour,
Dans le delta aride des flots sans fin,
Quand les décombres de la tourmente prendront corps,
Et que le fleuve épuisé rampera vers sa couche fraiche,
Alors les perles pures traverseront le voile pourpre.
Un jour,
Au détour d'un sentier des possibles,
Si la fortune et le sort espiègle défient la volonté
Et que les aimables dispositions se figent un instant,
Alors une lumière inouïe exultera du phare et éveillera le titan
Première disparition
Phileas, l'ainé de mes enfants, nous a un jour fait une frayeur dont seuls les parents peuvent imaginer la portée.
Vers ses 2 ans, il nous sembla qu'il était temps de d'essayer de faire dormir Phileas dans un "grand lit", c'est à dire un couchage sans barreaux. Après quelques soirées passées à faire d'innombrables aller-retours dans sa chambre afin de le recoucher/ éteindre la lumière / le gronder / retrouver sa sucette etc..., nous finîmes par convenir qu'un peu de frustration de sa part et d'ignorance de la notre pourrait fonctionner, et nous le laissâmes alors à ses pitreries en considérant que le sommeil l'emporterait vite.
En effet, au bout de quelques instants - ces instants interminables pour des parents mais qui sont sommes toute ridicules, une fois mesurés objectivement grâce à la plus élémentaire des montres - le silence se fit. Afin de capitaliser sur cet apaisement qui laissait présager un endormissement rapide, nous attendîmes encore un peu avant d'aller constater la supériorité de la pénombre sur l'énergie enfantine.
En entrant dans la chambre, cependant, l'absence de Phileas me donna une curieuse impression. Le portail ouvert, la piscine à portée, tous les dangers du voisinage me venaient en tête pendant que je parcourrai la chambre à la recherche de l'agile petit disparu. La porte fenêtre toujours bien verrouillée, il était impossible qu'il soit sorti par la, et pourtant, force était de constater qu'il avait quitté la chambre.
En tentant d'afficher une sérénité confiante, je retournai dans le salon afin d'annoncer à mon épouse, calmement mais fermement, qu'il fallait se mettre à la recherche du plus grand de nos enfants sans tarder. Sans prendre le temps de se répartir les différents endroits où le rechercher, nous nous ruâmes à l'extérieur, dans le jardin, dans la rue, en faisant résonner le quartier de nos appels. Après ce qui nous parut être une éternité, j'eu malgré tout un doute sur la qualité de ma recherche initiale. Pour en avoir le coeur net, je retournai dans la chambre, et me souvins d'une cachette chère à mon fils. En effet, celui ci avait préféré la fraicheur du parquet et s'était endormi bien caché sous son lit en compagnie de sa sucette et son doudou. C'est maintenant le premier endroit où je regarde lorsque je le recherche, tant cet épisode nous a mis la peur au ventre...
Migration de Tahiti Surf Report
Hello, comme certains ont déjà du s'en rendre compte, Tahiti Surf Report vit ses derniers instants au profit du Board Riders Report, la météo du surf et des vagues à Tahiti et dans le monde
Vous constaterez que toute l'algorithmique a été revue et que les prévisions sont bien plus fiables. Vos commentaires sont les bienvenus, tout ne marche pas encore mais, c'est fichu pour marcher sur le web, sur iphone, et via une appli facebook/twitter.
Dans peu de temps les sms seront de nouveau fonctionnels, pour votre plus grand plaisir...
Kelly Slater – Episode de la canette à Teahupoo en 2005
J'ai fini par retrouver une vidéo où on voit effectivement Kelly balancer une canette de Hinano dans le lagon, comme j'en parlais ici et la
C'était donc pendant la finale de 2005 de la Billabong à Teahupo'o, après avoir surfé une vague avec une canette dans la bouche, avoir tubé et être ressorti en prenant une gorgée de bière, Kelly exulte, et... lance sa canette dans le lagon. On mettra ça sur le compte de l'adrénaline, mais aucun média ne s'en est fait l'écho à part moi, à ma connaissance, voila, c'est dit. (Kelly reste mon héros en surf, mais quand même, faut pas déconner...)
La taxe carbone aura-t-elle raison de l’économie polynésienne… ?
Suite à une discussion lors d'une soirée et à propos de la taxe carbone qui va bien finir par voir le jour en France/Europe, ça m'a rappelé ce billet que j'ai relu et qui est plus que jamais d'actualité, 3 ans plus tard...